Magloire Mc Doom Paris Hilton Nicole Ritchie Magloire Mc Doom Paris Hilton Nicole Ritchie

Magloire Mc Doom Paris Hilton Nicole Ritchie Magloire Mc Doom Paris Hilton Nicole Ritchie
Attention quiconque critiquera cette émission sera taxé d'homophobe et de xénophobe ! Je m'explique...

D'un côté, nous avons Vincent Mc Doom et Magloire (l'un est transexuel, l'autre homosexuel, et les deux sont fashion victim), et de l'autre ce qui reste de la France traditionnelle.

L'objectif de cette imitation française du duo 'Paris Hilton / Nicole Richie' (quand il s'agit de faire une connerie ne la faisons pas à moitié ! Mais surtout, et c'est dramatique, en se soumettant au model anglo-saxon...) est d'aller civiliser 'les ignards' en travestissant leur principe de réalité de gens qui bossent (et qui n'ont effectivement pas le temps d'aller fréquenter les boîtes de nuits, et de faire du shopping !)

Cette émission à allure innocente est en fait dévastatrice pour ce qui reste de nos régions enracinées (hier les chtis, à qui le tour ?!). Petit retour en arrière, dans les années 60s, la première étape était de nous faire accepter l'idéologie américaine (celle-ci remplaçant celle de la vieille France) par l'acquisition des produits dits de consommation : la télé, la musique pop, les jeans, les flippers, etc... cette attitude que nous avons eu était en fait une dette qu'on avait aux américains depuis la libération et le célèbre plan Marshall. Mais la France, un genoux à terre, avait gardé quand même quelques régions traditionnelles.

L'émission a une force : son apparence inoffensive (ce n'est qu'un divertissement...), et elle permet de faire accepter aux téléspectateurs deux choses :
La première, nos deux personnages (deux folles 'fashion-victims' friantes de la jet-set) comme les hommes de demain, en satisfaisant en chemin les minorités communautaires que sont 'les gays', 'les blacks' et 'les trans'...Mais plus encore de faire croire aux classes opprimées que le véritable combat est celui contre les différences sexuelles et raciales (plus important que celui contre les inégalités sociales...mais bien sûr... ce qui prouve d'ailleurs la facilité de médiatisation de ces pseudo-combats dans notre société libérale, cela dit en passant !)

Enfin, le côté immoral de l'émission est surtout la condescendance d'une classe parasitaire (constituée de 'Bourgeois-Bohèmes' qui consomment sans produire...) envers les gens qui font la France (les facteurs, les artisans, les paysans...), une attitude presque de colons dont la volonté est de cacher les inégalités sociales pour les remplacer par des pseudo-combats (minoritaires)...

Il est important de garder l'esprit critique, et surtout de ne pas gober tout cru ce que nous dit la doxa, qui nous dit en gros que les français sont racistes, homophobes (voir maintenant transophobes !) et surtout de nous empêcher de nous révolter en nous appuyant sur la lutte des classes et la question capital / travail, question snobée par nos élites colabos du système en nous disant que ce combat est dépassé, et de manière subliminale font croire que quiconque s'intéresserait à ce genre de problème deviendra marginal...

Je finirais cet article en enfonçant un peu plus le clou, en disant que plutôt que de chercher partout (comme des hystériques) des gens qui seraient contre telles ou telles attitudes sexuelles, traquer l'homophobie, la xénophobie, la transphobie (pourquoi pas, tant qu'on y est, la zoophobie), il faudrait surtout nous expliquer pourquoi à la télé prolifèrent des émission transophile, homophile, xénophile, et surtout le fond de commerce des groupes communautaires comme 'Act-up', 'Existrans' qui en réalité attise la haine sous prétexte de faire accepter la différence sans réfléchir, et qui ont pour but de poursuivre en justice tous les gens choqués par ces différences, et qui ont le malheur de voir une élite communautaire oisive envahir leur mode de vie modeste de gens respectable.



# Posté le samedi 29 novembre 2008 13:07

Modifié le samedi 29 novembre 2008 16:42

Fête de la musique à Paris...

Fête de la musique à Paris…
De la place denfert-rochereau jusqu'au boul' mich' j'ai assisté à un défilé de dandys nombrilistes (champagne à la main, ray-ban miroir sur le nez, coupe à papa soixant-huitard greffé sur un crâne vide, bref l'image cliché du mec rock'n'roll qui n'a que le look !) prenant la musique comme une mode (aujourd'hui rock, demain hippie etc...selon le sens du vent)

La soirée va être axée (à mon grand regret...) vers un concours de celui qui sera le plus 'gue-din ' possible...le jeu est le suivant : se la jouer 'pete doherty' ou pseudo-'jim morrison' en titubant dans les rues de Paris, une despé' à la main en se la jouant subversif alors qu'il y a eu 'hold-up' à 'papa 68' et 'maman fête de l'humma'...une attitude qui date quand même ...il serait grand temps de passer à autre chose, par exemple de redevenir sérieux et critique pour être vraiment subversif ! Le système, on le sait bien, préfère largement des pseudo-rebels aux tics cinéphiles consommateurs de fringues, que des gens ayant conservé leur pouvoir d'analyse et qui pourrait conclure que cette soirée était un faux rassemblement !

On a toujours dit que la musique rassemblait les gens (souvent par réflexe pavlovien !), c'est vrai sur le terrain, mais arrivés sur place ces mêmes gens se la jouent perso et se retrouvent enfermés dans leurs look, dans leurs poses, cherchant le regard qui n'arrive jamais puisqu'au bout du compte chacun regarde son petit nombril !

Essayez de parler musique avec ces gens, rien ne sortira si ce n'est un : « ah ouais ça j'aime bien, heu c'est de l'indie ou c'est du rock, heu en tout cas c'est trop fort ! Mets le moi dans mon i-pod »
Tout est dans la pose, l'attitude, la prétention ...et une fois le vernis craqué c'est le vide révélé au grand jour...Nos chères têtes blondes en portant ce sourire permanent et recherchant l'extase avant tout, pour à la fin jouir seuls dans leur coin, ne se rendent-ils pas compte qu'ils trahissent les vrais subversifs.
...abruties par le chichon et les spots publicitaires, ils adoptent ce mode de vie, celui du mec cool, tout en croyant choquer le bourgeois, alors qu'au bout du compte ils le caressent dans le sens du poil...Ils sont en fait animateurs de la société de consommation en croyant la dénoncer...bref, des idiots utiles...

Pour résumer, la liberté contemporaine est de s'enfermer dans un look pseudo-rebel (donc sans cause...), de s'inquiéter sur la question 'Comment être rock en 2008, 2009, 2010, 2011, etc... ?' et surtout, de chercher le regard plutôt que de le partager ...

# Posté le dimanche 22 juin 2008 05:41

Modifié le samedi 29 novembre 2008 16:06

Les druides cosmiques du 'Rock choucroute' !

Les druides cosmiques du 'Rock choucroute' !
Pour commencer, CAN est un groupe allemand née en 1968...Il fait parti d'un courant musical que les anglo-saxons ont qualifié de 'Krautrock'...Ce terme aurait été tiré d'un morceau du premier album du clan 'Amon Düül' ('Psychedelic Underground') : 'Mama Düül und ihre Sauerkrautband spielt auf'...littéralement 'Mama Düül et son orchestre choucroute' ! Alors 'Krautrock', 'Rock Choucroute'...les Allemands, eux, préfèrent le terme 'Kosmische Musik' ('Musique Cosmique')...

Au début, CAN est un quatuor : Irmin Schmidt (claviers), Holger Czukay (basse), Michael Karoli (guitare) et Jaki Liebezeit (batterie)... Ils installent leur studio ('Inner Space Studio'), à Cologne, et font la rencontre d'un sculpteur : Malcolm Mooney, qui chantera sur le premier opus, 'Monster Movie' (que je n'ai pas encore eu l'occasion d'écouter) ! Mooney, après la sortie de l'album, chantera sur deux morceaux du second, 'Soundtracks' : dont fait parti le jazzy 'She brings the rain'...Ensuite, il quittera le groupe suite à une dépression nerveuse !



Holger Czukay et Jaki Liebezeit rencontrent dans les rues de Munich, un chanteur des rues, nippon : Damo Suzuki (qui sera par la suite témoin de Jéhovah, pendant 10 ans...), qui devient le nouveau chanteur du groupe, et monte sur scène le soir même !!...Le style vocal de Damo est unique, avec son accent japonais, gueulant des mots parfois inintelligibles ! Il chantera sur quatre morceaux du deuxième album, 'Soundtracks', qui est constitué de musique de films allemands ('Cream', 'Deadlock', 'Bottom', et d'autres...), dont seul Irmin Shmidt aurait vu, avant l'enregistrement de l'album...
Les morceaux sont touchants, avec des guitares plaintives (le majestueux 'Deadlock'), une ballade sombre ('Tango Whiskyman'), le jam suprême ('Mother Sky')...

Remarqué par la presse européenne, le double 'LP' : 'Tago Mago' (troisième album) est un diamant sombre, qui aurait été trempé dans des sables mouvants...
Composés spontanément, les morceaux sont déséquilibrés, et finissent au bout du compte par être des chefs d'œuvres !
Tout au long de l'album, on remarque la présence d'un batteur époustouflant (Jaki Liebezeit, notamment sur l'inquiétant 'Mushroom')...
La première face ('Paperhouse ', 'Muschroom Head', 'Oh Yeah') est la plus proche du Rock, du fait de la durée des morceaux en fait, car le son que produit les cinq hommes (extraterrestres ?) est unique, et sonne avec une résonance incroyable, et ce grâce à la large pièce du château 'Schloss Norvenich', dans laquelle ils se sont isolés, et enregistrés...

L'album s'ouvre, donc sur le lancinant, et planant, 'Paperhouse', sur lequel le regretté, Michael Karoli (mort d'un cancer, il y a cinq ans...) s'exhibe à la guitare, tandis que la basse lourde de Holger Czukay donne le ton...le morceau s'arrête brusquement, et un thème à la batterie, enchaîne le morceau suivant !

Les textes délurés du morceau 'Mushroom Head' (Tête de champignon ??) reste encore un mystère : « Âme cyclope, tête de champignon, je suis né, et j'étais mort... » Avec le 'samouraï' Damo, qui gueule de tous les feux ! 'Oh Yeah' commence par un coup de tonnerre...le bruit du vent laisse ensuite la place à un duo 'basse / batterie' transcendant, des voix incompréhensibles du chanteur japonais, mais qu'importe, sa voix est un instrument à lui seul !
La deuxième face est en fait un seul morceau, long de 18 minutes : 'Halleluhwah', qui, transporté par une basse dansante, et la voix (je le répète) de Damo, installe une ambiance extatique, hypnotisant l'auditeur !

Le deuxième vinyle, et donc les troisième et quatrième faces, est quand à lui plus expérimental ! Notamment sur le morceau far de l'album (pour moi), 'Aumgn' (ne me demandez pas ce que ça veut dire...) qui comme 'Halleluhwah' prend toute la face (17 minutes)...Un morceau sombre, avec des chants flippants, marmonnés par Damo, feignant une incantation, ou une invocation à une quelconque créature nipponne 'mi homme / mi démon' qui apparaîtrait au milieu d'une cour d'un panthéon grec, et qui vous courrait après, pour arracher votre chair ! Ecouter ce morceau au beau milieu de la nuit est une expérience que je recommande à tous ceux qui aiment avoir des sensations fortes ! Ce morceau est à la fois glaciale, et brûlant, avec un Irmin Schmidt brillant, innovant sur ces synthés!

Quatrième et dernière face : 'Peking O' commence comme 'Augmn', c'est-à-dire par une ambiance suicidaire !
Au bout de 2mn35, le morceau bascule, c'est une musique asiatique qui apparaît...
Damo Suzuki se met à sortir des bruits de bouche incompréhensible, à toute vitesse, le tout en terminant chaque reprise en poussant un cri !

'Bring me coffee or tea', dernier morceau, ralentit le rythme cardiaque, et commence avec une intro similaire à celle de 'Paperhouse'...comme la couverture d'un livre, 'Tago Mago' se referme, en laissant derrière lui un bien grand mystère !

'Tago Mago' est un séisme...c'est l'album le plus intemporelle de l'histoire du rock...on l'écoutera encore, avec la même passion, dans cent ans, si la terre ne crève pas avant !

# Posté le vendredi 28 juillet 2006 05:47

Modifié le jeudi 24 mai 2007 08:35

Mike Oldfield : l'Elfe géant !

Mike Oldfield : l'Elfe géant !
Le troisième album de Mike Oldfield, sorti en 1975, est peut être l'album que j'écoute le plus !

Je commencerais par introduire/présenter, très rapidement, ce musicien aux multiples instruments...

Mike Oldfield, passionné d'aviation, fonde son premier groupe avec sa soeur (Sally), alors qu'il n'a que 15 ans ! Il va, ensuite, commencer sa carrière musicale derrière le groupe de Kevin Ayers (& the whole world), il joue de la basse sur l'album 'Shooting at the moon' (1970), et de la guitare électrique sur 'Whatevershebringswesing' (1972)...1972...C'est à cette période qu'il va enregistrer son premier album, intitulé 'Tubular Bells'...

C'est Richard Branson, créateur du label 'Virgin', qui va permettre à Mike de réaliser son premier opus, en lui offrant un studio (les autres maisons de disques ayant jugé son projet trop peu commercial...)...Petite anecdote : sur l'album 'Amarok' (1990, album constitué que d'un seul morceau de 60 mn, tout comme 'Thursday Afternoon' de Brian Eno...), Mike, en froid avec Virgin, dissimulera un petit message en 'code-morse' pour Branson : 'Fuck off R.B.'...

Bref, revenons...l'album 'Tubular Bells' constitué de deux parties sera le premier sur le label 'Virgin'...La première partie de Tubular bells a été écrite en une semaine, la deuxième partie, quand à elle, a du prendre plusieurs mois...Sur cet album Oldfield joue de tous les instruments !!!

L'album aura un succès mondial grâce aux quatre premières minutes de la première face (la musique du film 'L'exorciste')...bien que je ne pense pas que la majorité des acheteurs en 1973 aient écouté l'album en entier ! Quelques passage de cet album 'répétitif' me gonflent un petit peu...notamment le passage où il énonce les instruments avec lesquels il joue, du genre : « Grand piano...acoustic guitar... »

Après cet opus, il fait partie de l'élite musicale 'avant-gardiste', aux cotés de Kevin Ayers, Robert Wyatt, Fred Frith, John Cale, etc...

Après ce succès pesant, Oldfield s'exile dans sa nouvelle maison de campagne à l'Ouest de l'Angleterre, à la frontière du Pays de Galles...du printemps jusqu'à l'été de l'année 1974, Oldfield va s'imprégner de cette ambiance calme qui règne à la campagne...
De ces enregistrements netterra 'Hergest Ridge' (c'est le nom d'une colline près de la maison de Mike...)

Les parties de guitares de Mike, sur cet album (il en va de même pour 'Tubular...') sont jouées tantôt planantes tantôt agressives ! A noter aussi que contrairement à 'Tubular Bells', 'Hergest Ridge' est plus calme, et que la version sur CD ne représente pas l'originale...celle-ci est héritée de 1976 sur la compilation 'Boxed', retravaillé par Oldfield !

Le 'troisième album de la trilogie Oldfield', 'Ommadawn' (1975) est, pour moi, son œuvre (et je pense que peu de fans me contrediraient...), intro à la guitare acoustique, répété ensuite à l'électrique...coup de gong solos de guitares poignants, planants, transcendants, renvoyant Gilmour dans ses pantoufles ! Synthétiseurs, solos de flûte, avec notamment un passage à la cornemuse !
Le résultat est plus mûr que les deux albums précédents !
L'esprit reste très celtique, il n'y a qu'à fermer les yeux en écoutant la musique d'Oldfield, pour se croire aux bords d'une falaise écossaise, ou je ne sais quoi, cheveux dans le vent, admirant l'horizon ! Cet album est également constitué de deux parties : la première est d'une pureté inégalable, la deuxième est au début mélancolique, également à la guitare acoustique, puis arrive les synthétiseurs, ainsi que le célèbre son de gratte d'Oldfield...une guitare électrique gueulant de tous les feux, laissant la place à une musique plus calme...

'Ommadawn' ne tombe jamais dans la répétition, contrairement à l'album précédent ('Hergest...'), dont la fin est insoutenable (mélange indigeste d'orgue et de guitares électrique long de six minutes, tentant apparemment d'imiter le groupe E.L.P...)

Un dernier morceau 'caché' (c'est-à-dire non crédité), appelé 'On a Horseback' tire une larme à l'auditeur, qui se trouvait au pays des elfes (par rapport à l'ambiance des deux 'premières' parties)...Mike Oldfield s'essaie au chant, avec un thème à la guitare formaté pour être joué près du feu avec tous les autres boy-scouts ! La voix d'Oldfield est ensuite rejoint par celles d'un groupe de gosses, et il conclue : 'It's good to be on a horseback !'...Le morceau terminé, on ne peut, ensuite, s'empêcher de réécouter l'album en entier, tellement il est une merveille pour les oreilles !

# Posté le samedi 22 juillet 2006 12:05

Modifié le jeudi 24 mai 2007 08:35

Syd Barrett: "L'ange cosmique..."

Syd Barrett: "L'ange cosmique..."
'' Le Diamant Fêlé '', celui qui a influencé tant de musiciens, parmi lesquelles se trouve être David Bowie...qui a d'ailleurs repris sur son album 'Pin-ups', 'Emily play'...s'est définitivement brisé, vendredi dernier, à l'âge de soixante ans, suite à des problèmes liés au diabète.

Venant d'apprendre la nouvelle ce matin, je n'ai pas pu m'empêcher d'écrire un article sur un de mes artistes préférés...que je ne pleure pas forcément, mais cela a provoqué en moi un froid au coeur ! Néanmoins, les albums, eux, ne meurent pas, ils restent pour l'éternité !

L'histoire de Syd Barrett est tragique...c'est l'histoire d'un surdoué qui va propulser le groupe 'Pink Floyd' vers le succès, en publiant 'The Piper At The Gates Of Dawn' (le nom aurait été tiré d'un chapitre du 'vent dans les saules'), entièrement écrit par Syd, cet album se classe parmis ceux des groupes psychédéliques de l'époque 'fin années '60s' (Jefferson Airplane, the mothers of invention, the seeds, the doors, etc...) et concurrencera avec le 'Sergent Pepper...' des Beatles (dont Syd est littéralement fanatique !) en cette année de 1967 !

Tout à l'aire d'aller comme sur une dose de L.S.D. pour ce groupe britannique, mais la santé mentale de Syd (bien détérioré par les nombreux acides que son corps absorbe)devient gênante pour le reste du groupe (Roger Waters, Nick Mason, Richard Wright)...En effet, en concert, Syd devient de plus en plus étrange, absent physiquement et mentalement, le peu de fois qu'il monte sur scène c'est pour déferler des notes imprévisibles et peu coordonnées avec le reste du groupe !

Ce changement d'attitude est sûrement dû au fait qu'il y a eu beaucoup d'évènement dans la vie de Syd :
Premièrement, il a perdu son père alors qu'il n'avait que douze ans. Puis sa mère, qui la materné excessivement, ne cesse de lui répéter que c'est un petit génie, ceci le figeant en un être sensible doté d'une âme d'enfant rêveur ! Et comme je l'ai dit plus haut, il consomme régulièrement du L.S.D. et autres acides qui rongent son corps ainsi que son esprit créatif !

Le reste du 'Floyd' va cruellement le virer du groupe, alors que Syd avait composé juste avant son départ : 'Jugband Blues', une chanson autobiographique, qui parle de son état schizophrène... Le groupe remerciera tout de même Syd, pour son travail au sein du 'Floyd', en lui dédiant 'Shine on you crazy diamond' sur l'album 'Wish you were here' (75)...Il serait arrivé par surprise dans le studio pendant l'enregistrement du morceau en question, alors qu'il s'était retiré musicalement, depuis trois ans, et n'avait pas revu Rick Wright depuis six ans...Rick Wright mettra d'ailleurs trois quarts d'heure pour enfin réaliser que ce gros mec au crâne rasé avachi sur le canapé, n'était autre que Syd lui-même !

Avant l'expérience 'Pink Floyd', Syd avait composé plus de quarante chansons !!

Ceci va lui permettre de sortir un album solo, grâce aux soutiens de David Gilmour (un brillant guitariste, et aussi ami d'enfance de Syd...qui l'a désormais remplacé au sein de 'Pink Floyd'...), de Roger Waters (Bassiste du Floyd), et de deux producteurs "patients" : Peter Jenner et Malcom Jones...Je dit "patient", car il fallait l'être à un enregistrement en studio avec Syd, des fois complètement barré !

L'album en question s'appelle 'The Madcap Laughs' (sûrement inspiré du surnom que lui avait donné Jimmy Hendrix : 'Laughing Syd'...), et l'enregistrement de ce premier opus sera long, à cause notamment d'un séjour à l'hôpital psychiatrique de Syd ! Les prises vocales et les parties de guitares demandent plusieurs prises, et l'album fini par sortir au début de l'année 1970...

Se battant contre sa folie, il réussit à enregistrer ce qui allait devenir un album splendide, et en même temps sensible ! Du début à la fin, l'album est truffé de perles, chantées par une voix enfantine, à la Robert Wyatt !

L'ambiance de cet album est troublant, tant sur la musique que sur la voix de Syd, sensible, et envoûtante !
Trois musiciens du groupe 'Jazz-rock' : 'Soft Machine' (Robert Wyatt, Mike Ratledge, et Hugh Hopper) viennent au studio pour apparaître sur deux morceaux de l'album : 'No good trying', et 'Love You'...
'Golden Hair' (tiré d'un poème de James Joyce) est chanté sur une ambiance apocalyptique à la 'Pink Floyd'... 'Here I Go', chanson au rythme très entraînant...les morceaux s'enchaînent et nous envahissent dés la première écoute !

L'album suivant (tout simplement appelé 'Barrett') est un peu plus calme, mais vaut autant le détour...

'Baby Limonade', qui commence comme un blues, puis qui éclate pour devenir un peu plus slow, un peu plus pop, mais les instruments sont joués d'une manière tellement impromptu, que le morceau en devient unique, beau, comme beaucoup des morceaux de Syd ! Les textes sont incroyables également...parlant d'une fille limonade, des mains glacée de fer qui applaudissent le spectacle des clowns, etc...

'Love Song', avec une guitare planante qui se fraie un chemin à travers les accords folk de Syd...la voix est presque aussi monotone que celle de la chanteuse Nico !

Le morceau 'Rats' est un de mes préférés la guitare est complètement déstructurée, la voix de Syd essaye de décoller, parfois fausse, mais c'est cela qu'on aime !

Autre perle : 'Wined Dined', merveilleusement sombre, et en même temps très colorée...car notre tristesse en écoutant la musique de Syd Barrett, peut basculer en joie, en un seul accord !
Et c'est pour cela que 'The Madcap Laughs', et 'Barrett' resteront des incontournables, et seront toujours écoutés dans cent ans !

Syd, ensuite, fuit les médias, et part vivre chez sa mère, vivant de ses royalties avec 'Pink Floyd', et avec ses deux albums solo...! Jusqu'à la fin de sa vie, il n'enregistrera plus jamais rien ! Ses seules occupations étaient le jardinage, et la peinture !

A+ Syd...et que ta musique monte jusqu'au ciel...

P.S.: J'avais ajouté que la chaîne 'arte' avait eu un entretient avec Syd, l'année dernière...je l'ai effectivement enlevé...car cet événement était en fait une intox, un canular énorme, un foutage de gueule de la part d'arte ! Je l'ai appris grâce à 'moonfloyd', avec qui je me suis longtemps battu sur le ring, lol...(lire commentaires)

# Posté le mercredi 12 juillet 2006 10:00

Modifié le jeudi 24 mai 2007 08:31